Astroboiler - Astroboiler

D!HR-14


Illustration : Nazzilla

D!HR-14 - 2010-01-21

Astroboiler

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À propos de la sortie

Cet enregistrement assez mystérieux découpé en 7 morceaux, réalisé en 1995 alors qu’Astroboiler avait seulement 25 ans nous fait songer au premier abord à des ambiances de musique de film, mais aussi à une référence directe à la scène industrielle et expérimentale de 1980, nous pensons à des groupes comme Sutcliffe Jügend en Angleterre ou ceux de David Lee Myers aux Etats-Unis. Sa musique est aussi très assimilable à celle d’Autechre, groupe qui émerge au même moment que la création de cet album.
Astroboiler nous raconte en 7 morceaux une histoire sonore, celle que nous souhaitons, rien n’est dirigé, nous nous faisons nos propres image sur ce flux hypnotique.
Il y a une réelle construction timbrique développée à partir de plusieurs sources telles que celle de synthétiseurs analogiques, de sons concrets, ou bien de son d’instruments acoustiques (remodifiés par la suite) comme on peut l’entendre sur le premier morceau avec la section mélodique réalisée à la harpe. Chaque effet est utilisé de manière très fine. L’espace et la résonance sont aussi des paramètres important dans cet album, il s’incarne dans l’occupation du rythme et de la pulsation.
Sa musique est bipolaire avec toujours en trame de fond un caractère froid, austère, sombre voir parfois dérageant qui par un savant dosage laisse émerger par moments des couleurs chaudes et apaisantes.
En travaillant l’atmosphère et la manière d’agencer les boucles, en se référant au système de déphasage (décalage graduel de l'exécution des motifs musicaux) cher à Steve Reich , Astroboiler nous dévoile son processus compositionnel, minimaliste de façon à ce que nous puissions percevoir les moindres variations introduites de manière progressive.

Sa musique est donc à la fois abstraite et « imaginogène », les boucles rythmiques sont tantôt étirées et minimales tantôt soutenues et complexes enchevêtrées dans de longues nappes synthétiques dissimulant une pléiade de couleurs dont on ne se lasse pas.
Chaque morceau a son univers particulier mais pourtant l’album s’entend comme un tout cohérent, une homogénéité se crée par une histoire sonore singulière propre à cet artiste enfoui dans cette vague de musique Ambient/Industrielle tendant vers l’IDM des années 90. D!HR nous fait le plaisir de rééditer ces morceaux qui sont sortis à l’époque sur cassette, ce qui donne aussi un charme au son du médium et devient une sorte d’écho, mémoire de ces sonorités propres aux machines/effets utilisées de cette fin de siècle.

Nous remarquons que les titres des morceaux sont purement fonctionnels (chaque titre est le minutage de chaque morceau) tel le miroir de l’ambiance minimaliste sonore. L’album n’a d’ailleurs pas de nom, album éponyme ou bien simple volonté de ne rien vouloir évoquer, ne pas diriger nos pensées par des mots comme si rien ne devait détourner l’attention de la musique.
La pochette est réalisée par le graphiste Nazzilla venant de la communauté du Milan.hq , elle est tout aussi abstraite que les morceaux, telle une évocation à ce qu’on s’apprête à entendre.
A la différence de son travail plutôt vectoriel, représentant bien la scène chiptune, Nazzilla réalise ici une image floue, froide et une composition divisée en lignes évoquant le caractère minimaliste/répétitif de l’album.

Ainsi cet enregistrement sorti des oubliettes se situe à la frontière de plusieurs styles : musique concrète, industrielle, expérimentale, electronica ou IDM, abstract hip hop, parfois même breakcore dans le style de Datach’i ou Electronic Music composer comme sur le morceau 6 de cet album.

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